Sensibilisation

Le retour du Hérisson

Météo France nous annonce que l’hiver 2018-2019 se classe parmi les 10 hivers les plus doux depuis le début du XXe siècle. Cet hiver doux est certainement l’explication de l’activité précoce du Hérisson dans le Pays de Marennes Oléron. Les premiers retours de l’enquête, nous indiquent un début d’activité dès le mois de janvier sur Oléron : un individu vivant le 7 janvier en début d’après-midi, deux individus écrasés le 9 janvier. On note des observations plus régulières à partir de la mi-février.
 
Le détail de ce début d’activité du Hérisson en pays de Marennes-Oléron est visible sur le graphique ci-dessous.

 

Phenologie enquete herisson mars 2019

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Signaler vos observations sur le formulaire de l'enquête.

Conférence Tortue de mon Marais

Dans le cadre de la Journée Mondiale des Zones Humides, OBIOS présentera une soirée conférence ouverte à tous, à la découverte de la Cistude d'Europe et du marais de Pontaillac, le 1er février au collège Henri Dunant à Royan. Cette petite tortue d'eau douce aux mœurs discrètes souvent méconnue, nous témoigne de l’histoire du marais et de son devenir. Cette soirée présentera les habitats du marais qu’elle occupe, en lien avec une biodiversité surprenante.

 

                           Affiche conference cistude pontaillac

Agenda Royan Atlantique

Programme de la Journée Mondiale des Zones humides 2019 "Rives de Gironde Pays royannais et Haute Saintonge"

Journée d'échange Pélobate cultripède

Les gestionnaires d'espaces naturels de Charente-Maritime se sont rencontrés pour échanger sur les problématiques de conservation du Pélobate cultripède au cours d'une journée de formation organisée par le département de Charente-Maritime et l'association OBIOS.

 

        Diapositive Pélobate cultripède       Journee echange pelobate

Un crapaud dans mon jardin Saint-Georgeais

De février à septembre 2016, le Parc de l’Estuaire, le Conseil départemental de la Charente-Maritime et l’association OBIOS organisent une enquête participative sur la population de Crapauds communs Bufo bufo spinosus à Saint-Georges-de-Didonne.

L’objectif de l’enquête "Un crapaud dans mon jardin Saint-Georgeais" est de mieux connaître les populations de ces hôtes discrets. Les informations recueillies complèteront utilement les études menées lors des opérations de sauvetage de crapauds de la forêt de Suzac et feront l’objet d’une réunion-bilan le 27 octobre.

Si vous souhaitez faire part de vos observations, vous pouvez retirer une fiche au Parc de l'estuaire, à l'office de tourisme de Saint-Georges-de-Didonne ou saisir vos informations en ligne.

          Enquete crapaud

Pour en savoir plus:

Note sur le site de l'Office de tourisme

Fiche enquête en ligne

Résumé de la marche pour le climat

 

Marche pour le climat en presqu'île d'Arvert (Saint-Palais-sur-mer, le 12 décembre 2015)

Des conditions climatiques favorables ce samedi 12 décembre ont entouré le rassemblement de près de 180 personnes à l’appel de 3 associations (Objectif Biodiversité - OBIOS, Nature en pays d’Arvert - NATVERT et Les Amis de Saint-Palais) pour débattre des impacts sur notre littoral du changement climatique déjà engagé. Délaissant volontairement les causes, les intervenants se sont intéressés aux conséquences sur 3 sites.

                         Marche climat arvert 1


• Plage de la Grande Côte à La Palmyre.

Deux phénomènes sont liés à l’augmentation de la température induisant une élévation du niveau marin. Les submersions/inondations marines ou fluvio-marines (estuaire) sont clairement identifiées et font l’objet dans chaque commune littorale de Plans de Prévention des Risques d’Inondations (P.P.R.I.). Les submersions entraînent l’inondation temporaire des parties basses (marais périurbains qu’il faut absolument préserver de l’urbanisation). L’élévation du niveau marin provoque aussi la remontée de la nappe phréatique et la pénétration de l’eau salée sur le continent, sous cette nappe. Il y a alors salinisation des sols mais aussi de l’eau de l’estuaire.
Les phénomènes d’érosion sur cette côte sont aussi bien identifiés depuis près d’un siècle, dus à un déficit dans l’apport de sable. La part du changement climatique est ici difficile à apprécier mais dans tous les cas il est admis que les phénomènes actuels vont être amplifiés.
Sur les plages, l’érosion entraîne la raréfaction voire la disparition d’habitats indispensables à des espèces caractéristiques de notre littoral. C’est particulièrement vrai en haut de plage où laisses et bois échoués disparaissent, plus rapidement encore suite à leur nettoyage mécanique.

                                      Marche climat arvert 2


• Forêt des Combots d’Ansoine.

Les boisements dunaires de la presqu’île d’Arvert sont composés de pins maritimes et de chênes verts qui sont des espèces bien adaptées à l’augmentation de température. Ces forêts devraient se maintenir à condition que la gestion forestière favorise un boisement diversifié en étages et en espèces qui tamponnent les effets de la sécheresse. Des recherches récentes mettent en évidence un décalage de plus en plus important entre la mise bas chez les chevreuils et la reprise de la végétation printanière. Ce décalage dû à l’influence du climat sur les différents stades de la vie des plantes provoque une mortalité des jeunes.

                                       Marche climat arvert 3


• Estuaire de la Gironde.

L’augmentation de température due aux gaz à effet de serre a eu une incidence sur l’océan dont la température des eaux superficielle a augmenté d’environ 1°C dans le Golfe de Gascogne entre 1880 et 2000. Les impacts déjà perceptibles sont nombreux comme la remontée des poissons tropicaux (Saint-Pierre rosé, Saint-Pierre argenté…) et la raréfaction des poissons plats d’eaux froides (Limande, Plie…) dans le Golfe de Gascogne, le déclin d’espèces eaux salées/eaux douces comme l’Éperlan et le développement d’une nouvelle espèce de plancton dans l’estuaire de la Gironde.
Sur les estrans rocheux, les espèces à affinité d’eaux froides (Fucus, Patelle commune…) régressent tandis que d’autres espèces à affinité d’eaux chaudes progressent. Des études menées par OBIOS montrent que certaines espèces d’algues comme la Pelvétie ont déjà disparu de l’estuaire de la Gironde.
L’absorption de CO2 par l’eau entraîne son acidification mettant en danger de nombreux organismes qui ont des squelettes ou des coquilles calcaires, comme les Moules chez lesquelles les mécanismes de calcification diminueraient de 25% d’ici 2100. C’est peut-être pour ces raisons que les moulières sauvages ont fortement régressé ces trente dernières années dans l’estuaire.

                                 Marche climat arvert 4


Tous ces changements auront des conséquences sur les écosystèmes vivants auxquels nous appartenons. À nous d’en prendre bien conscience mais aussi d’agir sur nos élus aujourd’hui au courant des problèmes ou qui devraient l’être. Ce sont eux qui, en appliquant les règlementations, ou en y contrevenant, gèrent notre environnement !

 

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