amphibiens

Un crapaud dans mon jardin Saint-Georgeais

De février à septembre 2016, le Parc de l’Estuaire, le Conseil départemental de la Charente-Maritime et l’association OBIOS organisent une enquête participative sur la population de Crapauds communs Bufo bufo spinosus à Saint-Georges-de-Didonne.

L’objectif de l’enquête "Un crapaud dans mon jardin Saint-Georgeais" est de mieux connaître les populations de ces hôtes discrets. Les informations recueillies complèteront utilement les études menées lors des opérations de sauvetage de crapauds de la forêt de Suzac et feront l’objet d’une réunion-bilan le 27 octobre.

Si vous souhaitez faire part de vos observations, vous pouvez retirer une fiche au Parc de l'estuaire, à l'office de tourisme de Saint-Georges-de-Didonne ou saisir vos informations en ligne.

          Enquete crapaud

Pour en savoir plus:

Note sur le site de l'Office de tourisme

Fiche enquête en ligne

Des microprédateurs au secours des Amphibiens

De récentes études ont montré que le champignon Batrachochytrium dendrobatidis, affectant les Amphibiens, verrait son impact atténué en présence de petits prédateurs vivant dans les eaux douces. Ces microprédateurs consommeraient les zoospores de ce champignon, présentes dans les eaux libres, réduisant ainsi la pression d'infection sur les Amphibiens.

Ainsi, la répartition de la chytridiomycose serait en partie expliquée par la présence ou l'absence de ces microprédateurs. Les habitats simplifiés, soumis à des pressions anthropiques et environnementales, ne comporteraient pas de communauté de microprédateurs diversifiée et abondante et seraient donc plus susceptibles de présenter des taux d'infections élevés responsables d'effondrement de populations d'Amphibiens.

Lac pyrénéen où des échantillons d'eau ont été prélevés pour rechercher le Batrachochytrium dendrobatidis (photo Dirk S. Schmeller/UFZ).

Sources :

Article scientifique Schmeller et al., 2014

Communiqué de presse du Helmholtz center for environmental research - UFZ

Communiqué de presse en français (Site AlphaGalileo)

Billet sur le même thème :

Nouvelle menace sur les amphibiens

Deux nouvelles espèces d'Amphibiens pour la France

Le Crapaud commun Bufo bufo comportait en France deux sous-espèces dont la répartition était jusque là mal connue. Des recherches récentes en phylogénie ont permis de montrer que des distances génétiques importantes existent entre ces deux taxons, les élevant au niveau d'espèces distinctes. Nous avons donc une nouvelle espèce en France : le Crapaud épineux Bufo spinosus, situé dans l'Ouest et le Sud de la France. Certains critères morphologiques, portant sur les glandes parotoïdes, les tubercules métatarsiens, la peau, le pattern ou encore la couleur de l'iris, permettent de les différencier.

Bufo spinosus femelle (c) Jean-Marc THIRION, OBIOS.

De la même manière, des études génétiques ont permis de différencier la Rainette ibérique Hyla molleri de la Rainette arboricole Hyla arborea. En France, la Rainette ibérique est répartie dans le triangle des landes de Gascogne. Des études complémentaires sont nécessaires pour établir des critères d'identification de terrain.

Articles scientifiques :

Multilocus species tree analyse resolve the radiation of widespread Bufo bufo species group (Anura, Bufonidae)

Mitochondrial and nuclear phylogeny in circum-Mediterranean tree frogs from the Hyla arborea group

Mitochondrial uniformity in populations of the treefrog Hyla molleri across the Iberian Peninsula

Rencontres conservation des zones humides

Le 31 janvier 2014, OBIOS participe aux rencontres "Conservation des espèces et gestion des zones humides" organisé à Bayonne par l'association OISO, en partenariat avec le Groupement d'intérêt Scientifique Flyway Atlantic Network et le Réseau Français d'Ornithologie et biologie de la conservation (RFO). OBIOS présentera un suivi à grande échelle des amphibiens d’un marais du littoral français.

Programme sur le site de RFO

Nouvelle menace sur les amphibiens

Depuis les années 90, il a été démontré que la chytridiomycose, maladie causée par le champignon parasite Batrachochytrium dendrobatidis, est responsable du déclin et de l'extinction de nombreuses espèces d'amphibiens à travers le monde. Transporté par l'eau et transmis par contact, il s'infiltre dans la peau des amphibiens provoquant leur asphixie. Ce champignon d'abord découvert dans les régions tropicales, où il est responsable de véritables hécatombes, fut par la suite observé en Amérique du Nord, en Europe (dont la France) et plus récemment en Afrique du Nord.

Un récent article scientifique fait état de la découverte d'une nouvelle espèce de champignon, Batrachochytrium salamandrivorans, responsable de l'important déclin de populations de Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) au Pays-Bas. Des études doivent être engagées afin de déterminer les zones de présence de ce champignon et d'éviter sa propagation.

Les causes de l'apparition et de l'ampleur de cette maladie sont encore inconnues. Dans le milieu naturel, le seul moyen d'action est l'application de  mesures de précautions afin de limiter la dissémination de la maladie.


Sources :
Un nouveau champignon-tueur s'attaque aux amphibiens.