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Les Français et la nature

Le numéro de mai de Terre sauvage (n°316) propose un sondage intitulé "Les Français et la Nature". Ce dernier s'intéresse à la relation entretenue par les français avec la nature.

A la demande de l'association Fête de la nature, Opinion Way a réalisé ce sondage en mars 2015. Voici ce que les sondés ont affirmé :
 
- "La nature c'est le vert" : Le vert (17%), la végétation (11%), les arbres (8%) : la verdure et la végétation sont les premiers termes évoqués pour qualifier la nature. A la question Pour vous quel est le mot qui représente le mieux la nature ? Les sondés pensent d'emblée au monde chlorophyllien. La faune (3%) arrive loin derrière.
 
- La nature : un lieu de bien être et de ressourcement avant tout : Les français interrogés ont une vision très positive de la nature. Pour 96 % d'entre eux, la nature est une source de bien être, pour 89 % un lieu de loisir. En revanche seulement 51 % pensent que la nature est une ressource à exploiter au profit de l'être humain. Enfin il sont peu à penser que la nature puisse être un lieu hostile et innaccessible (11%) ou ennuyeux (13%). Il semble que les jeunes et les urbains soient plus enclins à avoir cette perception de la nature.
 
- La nature : suffisamment présente !
66 % des français considèrent la nature comme suffisamment présente autour d'eux. Mais quel type de nature ? Le sondage ne le dit pas. Il affirme cependant qu'un tiers des interrogés ressentent un manque de nature au quotidien. Enfin il y a une gradation logique : le manque de nature est plus fort selon la taille de l'agglomération où habitent les interviewés (Seul 33% des habitants de Paris et de sa périphérie estiment que la nature est suffisamment présente autour d'eux). 
 
- Les français veulent connaître la nature :
Beaucoup des personnes interrogées admettent ne pas bien connaître les espèces françaises (34 % ne connaissent pas bien la faune et la flore française).
Mais cette méconnaissance est loin d'être négative. En effet 2/3 des français souhaiteraient mieux connaître faune et flore. Une volonté notamment très marquée chez les 25-34 ans.
 
- ils la savent menacée :
Les sondés sont conscients des menaces qui pèsent sur les espèces animales et végétales. Et parmi les conséquences de ces menaces, le risque très important de voir disparaître d'autre espèces est cité en premier (pour 48 % d'entre eux). Suivent les risques pour la reproduction des plantes et la survie de l'espèce humaine (92 % d'entre eux ont intégré ce fait)
Les causes de ces menaces sont moins bien connues. Beaucoup citent la pollution (68 %) et l'urbanisation (61 %). La disparition des habitats naturels est bien moins citée (49 %).
 
- La nature est prioritaire !
Le chiffre clé de ce sondage est peut être celui-ci : 83 % des français (soit plus des 2/3) interrogés estime qu'il faut "favoriser la nature quitte à freiner le développement économique et les transports dans notre région". Les premiers à affirmer cela comme une évidence ? Les 25-34 ans ! Il y sont favorables à 89 %.
 
- Comment je m'implique ?
Les quatre premières pratiques évoquées sont les suivantes : le tri des déchets (82 %), la limitation des produits chimiques (64%), l'éducation des enfants à la nature (39 %), la consommation de produits bios et locaux (33%). En revanche, peu voient le fait de faire des dons à des associations ou fondations comme une façon de s'impliquer (5%). Et ils sont peu à participer à des inventaires d'espèces (4%)
Enfin, seul 12 % des sondés déclare s'impliquer au sein d'associations agissant en faveur de la nature. Pour quelles raisons ? Le manque de temps (39 %) est invoqué, notamment chez les plus jeunes.
La deuxième raison invoquée traduit une certaine défiance vis à vis de ces associations.
20 % des personnes interrogées estiment que s'engager au sein d'une association n'est pas la meilleure façon de protéger la nature. Un chiffre qui augmente encore chez les plus de 65 ans (35 %).
 
Le sondage complet est à lire dans le magazine Terre Sauvage, actuellement en kiosque.
 
 
                                       Terre sauvage couverture mai 2015

Création du Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis

La création du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis a été annoncée hier, samedi 4 avril 2015. Ce parc marin couvre un territoire de 6500 kilomètres carrés du sud de la Vendée jusqu'en amont de l'estuaire de la Gironde, ce qui en fait le parc marin le plus vaste de France métropolitaine.

Ce parc marin sera géré par l'agence des aires marines protégées ainsi que par un conseil de gestion comprenant 3 comités (littoral Vendée, pertuis charentais, estuaire de la Gironde). Le siège du parc marin sera créé à Marennes en Charente-Maritime.

L'objectif du parc marin est d'améliorer les connaissances, d'assurer une protection du milieu marin et de favoriser un développement durable des activités maritimes. Les objectifs sont détaillés dans les six orientations de gestion définies lors de la concertation avec les acteurs locaux et dans un plan de gestion établi pour 15 ans.

Carte périmètre parc marin Gironde Pertuis

Sources:

La Rochelle : Ségolène Royal acte la création du septième parc naturel marin (Sud-Ouest)

Agence des aires marines protégées

Parc naturel marin des pertuis charentais et de l'estuaire de la Gironde : de quoi parle-t-on? (Sud-Ouest)

En savoir plus:

Voir quelques images du parc marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis

Les actions d'OBIOS dans l'estuaire de la Gironde

Perturbateurs endocriniens

Une étude publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism a estimé que le coût sanitaire de l'exposition des populations humaines aux perturbateurs endocriniens s'éleverait, en Europe, à plus de 150 milliards d'euros par an.

Ces perturbateurs endocriniens sont issus de pesticides, d'isolants alimentaires ou encore de composants cosmétiques (par exemple les phtalates). Ils seraient responsables de déficiences intellectuelles, de troubles de l'attention, de diabètes, d'obésités et d'infertilités.

En 2016, une nouvelle législation européenne pourrait aboutir à l'interdiction de l'utilisation de perturbateurs endocriniens.

Sources :
Endocrine society
Le quotidien du médecin

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Le printemps approche...

Le printemps approche...

Nous avons pu observer les premières Astragales de Montpellier fleuries sur les falaises de l'estuaire de la Gironde ainsi que de nombreux papillons Citrons qui volent depuis le début du mois de mars.

L'hiver ayant été doux, certaines espèces ont fait l'objet d'observations peu communes comme des sorties de Couleuvre verte et jaune et de Lézard des murailles au mois de janvier ou encore des Xylocopes violets volant au mois de février.

Violette (c) OBIOS

Conférence MonBioJardin à Meschers

Une conférence "Mon Bio Jardin : jardiner avec la biodiversité" aura lieu le 26 février à Meschers-sur-Gironde (salle Passerelle à 20h).

Cultiver la terre, créer son potager, c'est pour le jardinier retrouver de l'autonomie, des moments de partage et des liens privilégiés avec la nature. C'est, pour reprendre les termes de Pierre Rhabi, un acte politique, de résistance... C'est la première pierre dans l'édification d'un nouveau monde et un remède aux différentes crises. OBIOS en mettant en place le projet "Mon Bio Jardin" souhaite promouvoir le retour à la terre et à la nature favorisant l'accès à une nourriture saine. Mon Bio jardin encourage un jardinage économe en ressources (économie d'eau, travail avec des matériaux de récupération...). Le vivant, base de la biodiversité, au cœur du projet Mon Bio Jardin, constitue le socle de la production.

Le projet Mon Bio Jardin encourage la vocation pédagogique, sociale, solidaire et collective du jardinage. C’est dans ce cadre-là que le projet du jardin du poète à Meschers a été mis en place avec le Conservatoire du Littoral, le Centre Socio-Culturel de Meschers et l’association OBIOS.

En savoir plus :

Centre socio-culturel Arc-en-ciel

Mon Bio Jardin