déclin

Disparition des oiseaux des campagnes

Les résultats de travaux du Museum national d'histoire naturelle (programme STOC) et du Centre national de recherche scientifique (zone atelier Plaine & Val de Sèvre) mettent en avant la disparition massive des oiseaux des campagnes françaises.

Ce déclin alarmant des oiseaux serait dû à la disparition des insectes et la dégradation des habitats (sol et flore), déséquilibrant l'ensemble de la chaîne trophique. Ce constat n'est pas localisé à la France, mais étendu à l'ensemble de l'Europe du fait de pratiques agricoles intensives.

Source :

Où sont passés les oiseaux des champs? (CNRS Le Journal)

Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une "vitesse vertigineuse" (Le Monde)

Disparition des insectes

Une étude récente met en évidence le déclin dramatique de la biomasse en insectes volants dans les aires naturelles protégées d'Allemagne. En seulement 27 ans, la biomasse annuelle moyenne a diminué de 76%  et jusqu'à 82% lors du pic estival d'après 63 sites étudiés.

Cette étude conforte les déclins déjà connus des papillons et abeilles et suggère que l'ensemble de la communauté des insectes volants a connu un fort déclin au cours des dernières décennies.

En France, une étude dite "syndrome du pare-brise" avait également été menée par l'INRA, dans les Vosges et la région de Fontainebleau, montrant déjà le délcin de ces insectes volants, entre les années 80 et 2000.

L'une des principales causes serait les pratiques d'agricultures intensives, et tout particulièrement l'emploi de pesticides.

Source:

PlosOne : More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas

Libération: Insectes : 1001 pertes

Le Monde : En trente ans, près de 80% des insectes auraient disparu en Europe

Déclin des populations de vertébrés

Une étude scientifique récente met en évidence l'urgence de la perte de biodiversité mondiale. En effet, même si les extinctions d'espèces peuvent sembler rares, le déclin et l'extinction des populations locales sont avérés par de nombreux suivis à travers le monde.

Cette analyse portant sur 27600 vertébrés terrestres (dont 177 mammifères) montre l'importance du déclin des populations, y compris chez des espèces considérées comme "communes" et peu menacées. Ainsi, les aires de répartition et les tailles de population diminuent pour 32% des espèces étudiées. De plus, 40% des mammifères ont vu leur aire de répartition diminuer de 80% depuis 1900.

Bien que les zones des tropiques soient les plus touchées, au regard du nombre important de populations de mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens en déclin, les populations de vertébrés des régions tempérées montrent un déclin similaire, notamment dû à la perte d'habitats.

Les auteurs de cette étude concluent que cet important épisode de déclin, qualifié de 6ème extinction, aura des conséquences négatives en cascades sur l'ensemble des écosystèmes et sur les services essentiels au maintien des populations humaines.

                      Pourcentage de populations éteintes (Ceballos et al., 2017)

Pourcentage d'extinction des populations de 177 espèces de mammifères (Ceballos et al., 2017)

 

Sources :

PNAS : Biological annihilation via the ongoing sixth mass extinction signaled by vertebrate population losses and declines (Ceballos et al., 2017)

ScienceAdvances : Accelerated modern human-induced species losses : Entering the sixth mass extinction (Ceballos et al., 2015)

Le Monde Planète : La sixième extinction de masse des animaux s'accélère

Emission "le téléphone sonne" de France Inter (invités: Gilles Boeuf, Hubert Reeves).